Négociations - Membres de la section locale de l’entreprise Emergency Medical Care, en Nouvelle-Écosse

Share This

Vendredi 17 Janvier 2020

Destinataires : Membres de la section locale de l’entreprise Emergency Medical Care, en Nouvelle-Écosse

Objet : Négociations

Consœurs, 
Confrères,

En avril 2019, à la suite de l’expiration de la convention collective de Emergency Medical Care Inc., le Syndicat et l’employeur se sont réunis pour entamer les négociations de la nouvelle convention collective. Malgré le fait que la convention précédente prévoyait des augmentations de salaire en 2017 et 2018, celles-ci ne se sont pas réalisées à cause de l’entrée en vigueur du projet de loi 148 du gouvernement MacNeil.

Le comité de négociation a présenté à l’employeur le programme de revendications établi par les membres, lui faisant comprendre que ces derniers souffrent à cause du projet de loi 148, et qu’il est temps de régler des problèmes de longue date, dont la flambée des primes d’assurance-invalidité de longue durée payées par les membres.

Le 15 janvier dernier, après presque neuf mois de pourparlers improductifs, le Syndicat a présenté une offre globale à l’employeur. L’offre que nous avons déposée était sans préjudice et comprenait les éléments suivants, qui avaient fait l’objet de discussions lors des assemblées générales précédentes : augmentation salariale pour les années suivant l’adoption du projet de loi 148 pour permettre aux agentes et agents des communications de toucher un salaire équivalent à celui d’une ou d’un ambulancier paramédical; augmentation du nombre de congés annuels; paiement des indemnités d’études non utilisées; création d’un supplément destiné aux employées et employés temporaires; solution au changement unilatéral apporté par l’employeur à la désignation des agentes et agents principaux des communications et paiement de la prime de responsabilité; et, enfin, prise en compte des primes d’assurance-invalidité de longue durée par adhésion au régime de l’organisme Health Association Nova Scotia.

Malgré les explications éclairées et bien documentées des membres du comité de négociation, la partie patronale a refusé en bloc toutes nos solutions.

Compte tenu de l’intransigeance de l’employeur à la table de négociation et des contraintes imposées par le projet de loi 37 sur les services essentiels de santé et de proximité, le comité de négociation a unanimement recommandé au Syndicat de demander la conciliation. Cet après-midi, le Syndicat a présenté une demande officielle de conciliation.

En vertu de la loi provinciale sur les syndicats, toute partie aux négociations peut demander au ministre du Travail de nommer une conciliatrice ou un conciliateur pour l’aider à conclure une nouvelle convention collective. Cette étape précède obligatoirement l’arbitrage ou l’obtention du droit de grève ou de lock-out. Après avoir rencontré les parties, la conciliatrice ou le conciliateur dispose de 14 jours pour fournir un rapport au ministre. Si, au bout de ce délai, les parties ne sont toujours pas parvenues à un accord, le ministre désigne alors une médiatrice ou un médiateur.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser l’employeur jouer au plus patient. Chaque jour, le manque de personnel se fait sentir, les conditions empirent et le moral est à la baisse. Sans compter que chaque jour sans nouvelle convention collective nous rapproche de la publication du rapport d’étude de Fitch & Associates, dont les conclusions ne seront pas à l’avantage des travailleuses et travailleurs du centre de communication ni de la population.

D’ici quelques jours, le Syndicat lancera une campagne pour mettre en lumière les réalités de l’entreprise Emergency Medical Care. Les solutions que nous avons apportées à la table de négociation amélioreront non seulement les conditions de travail de nos membres, mais aussi le système de soins qui protège la population. Malheureusement, notre employeur se soucie uniquement de l’impact de ces améliorations sur ses profits. Nous demandons à nos membres de rester à l’affût.

Solidarité,

Jeff Callaghan
Négociateur en chef