Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 1er septembre 2005  -  16:25

Discours de Deborah Bourque, présidente nationale, lors d'une réunion des membres de la section locale de Québec

Campagne contre la fermeture du centre de tri de Québec / Allocutions


La présidente nationale, Deborah Bourque, tenant un t-shirt de protestation contre la fermeture de l'installation de Québec lors d'une assemblée des membres de la section locale de Québec.
Je tiens tout d'abord à vous remercier de votre présence aujourd'hui. Cette réunion va marquer l'histoire du Syndicat.

En effet, aujourd'hui, c'est le début de notre lutte pour sauver plus de 300 emplois à Québec... et peut-être des milliers d'autres ailleurs au pays.

Nous allons sauver ces emplois pour nous-mêmes parce que c'est nous, les travailleurs et travailleuses, qui avons permis à Postes Canada de réaliser d'énormes profits. Nous méritons de bénéficier de ces profits et non pas de perdre nos emplois.

Nous allons sauver ces emplois pour les générations à venir de jeunes Québécois et Québécoises qui ont besoin d'un bon emploi et qui méritent d'avoir la chance d'en obtenir un, ici même, à Québec.

Consœurs et confrères, la lutte va être difficile.

Je ne suis pas venue ici pour vous raconter des histoires.

Je ne suis pas venue ici non plus pour vous dire que ce sera facile d'obliger Postes Canada à revenir sur cette décision injuste et irréfléchie.

Je suis venue ici pour travailler avec vous et avec votre section locale et votre bureau régional afin de planifier une campagne visant à sauver vos emplois et à garder l'établissement de traitement du courrier ici-même, à Québec, là où il doit être.

Mais la tâche ne sera pas facile.

Nous devrons tous, chacun d'entre nous ici présent, participer activement à cette lutte, qui est notre lutte.

Tous les autres travailleurs et travailleuses des postes de Québec, ceux et celles qui ne pouvaient pas être ici aujourd'hui, devront nous soutenir et participer activement à cette lutte.

Nous allons avoir besoin du soutien des travailleurs et travailleuses des autres parties de la région de Québec. Et les représentants du bureau régional sont ici aujourd'hui pour discuter avec vous de la façon dont nous allons mobiliser le soutien dans toute la région.

Vous allez avoir besoin du soutien et des ressources du bureau national. Et je suis ici aujourd'hui pour vous dire que le bureau national du Syndicat va organiser une campagne de soutien dans l'ensemble des sections locales du Canada et du Québec et nous allons être à vos côtés aussi longtemps que la direction de Postes Canada n'aura pas décidé de garder vos emplois ici, à Québec.

Nous n'avons pas attendu la tenue de cette réunion avant de prendre des mesures pour sauver les emplois de Québec.

En effet, tout de suite après avoir reçu l'avis de l'employeur, la section locale, le bureau régional et le bureau national se sont mis à l'œuvre pour analyser la situation. Nous avons alors exigé de plus amples renseignements de Postes Canada et nous avons commencé à élaborer des stratégies.

Nous nous sommes tous dit que nous allions empêcher la fermeture de cet établissement postal.

J'ai écrit à Moya Greene, la nouvelle présidente de Postes Canada, pour lui dire que le Syndicat allait s'opposer à cette décision qui supprime 300 emplois à Québec.

Je lui ai dit que nous allions contester cette décision parce qu'elle est contraire aux intérêts des travailleurs et travailleuses des postes. Je lui ai rappelé que c'était grâce à ces mêmes travailleurs et travailleuses si Postes Canada avait réalisé des profits de plus de 700 millions de dollars au cours des cinq dernières années.

Je lui ai dit que nous allions contester cette décision parce qu'elle est contraire aux intérêts de la population de Québec. Les jeunes ont besoin de grandir dans une collectivité où ils ont le sentiment d'avoir un avenir. Dans la région de Québec, on assiste à des fermetures d'usines. Le gouvernement y réduit ses services. Et à présent, Postes Canada veut supprimer 300 emplois pour pouvoir traiter, à Montréal, le courrier de Québec. J'ai dit à Moya Greene qu'il n'en était pas question!

J'ai aussi dit à Moya Greene que nous allions contester cette décision parce qu'elle est contraire aux intérêts du service postal. Il est carrément illogique de charger le courrier de Québec dans des camions, de le transporter jusque dans l'ouest de Montréal, de le traiter, puis de le transporter à nouveau à Québec.

Et j'ai rappelé à Moya Greene que le mandat de Postes Canada n'est pas de réaliser des profits. Le mandat de Postes Canada, adopté à l'unanimité en 1981, comporte trois volets.

Le premier volet consiste à améliorer les services postaux. Nous l'avons fait, grâce aux efforts des 54 000 travailleurs et travailleuses des postes.

Le deuxième volet consiste à atteindre l'autonomie financière. Nous avons dépassé cet objectif année après année.

Et le troisième et le plus important volet consiste à améliorer les relations de travail.

La décision de Postes Canada de s'en prendre aux emplois et au service postal de Québec est une déclaration de guerre contre nos membres et notre Syndicat.

Et lorsque la direction de Postes Canada déclare la guerre aux membres de notre Syndicat, nous savons ce qu'il faut faire, c'est-à-dire, riposter. Nous ne demandons pas la charité. Nous ne demandons pas des rachats d'emplois. Nous nous battons pour sauver nos emplois.

Et nous le faisons pour nous-mêmes, pour notre collectivité et pour nos enfants.

Nous sommes donc ici, consœurs et confrères, pour lancer notre campagne de riposte en vue de sauver nos emplois.

Avant de vous expliquer en quoi va consister la campagne, je vais vous parler du contexte politique dans lequel elle va se dérouler.

L'annonce de la fermeture de l'établissement postal de Québec nous a choqués, mais je dois dire que nous n'avons pas été vraiment étonnés.

Tout d'abord, nous constatons depuis un certain temps un important changement dans la direction de Postes Canada. De plus en plus de succursales postales et de comptoirs postaux ferment leurs portes, tandis qu'un nombre toujours plus grand de bureaux franchisés font leur apparition, et un nombre sans cesse croissant de services techniques sont confiés à des sous-traitants.

Nous constatons aussi un intérêt de plus en plus marqué de la direction pour les résultats financiers et les activités principales de Postes Canada.

Nous savons aussi que Moya Greene possède une vaste expérience dans les domaines de la privatisation, de la déréglementation, des compressions de dépenses et des suppressions d'emplois.

Par conséquent, nous savions que tôt ou tard, nous allions recevoir de mauvaises nouvelles, comme celle de Québec. Nous ne savions pas que ce serait l'établissement postal de Québec, mais nous savions que nous aurions une chaude lutte à mener pour protéger notre service postal public.

Deuxièmement, nous connaissons très bien l'état actuel du service postal dans le monde. En effet, de nombreux pays ont déjà privatisé ou déréglementé leur service postal, ou s'apprête à le faire.

Nous surveillons ces tendances pour évaluer l'influence qu'elles exercent sur le gouvernement fédéral et sur notre service postal public. Nous sommes prêts à parier que d'ici un an ou deux, le gouvernement fédéral va annoncer la mise sur pied d'une enquête ou d'un examen du mandat de Postes Canada, et ce, peu importe le parti qui sera au pouvoir.

Enfin, lorsque le gouvernement a entrepris l'examen du cadre stratégique, nous savions que des changements majeurs allaient se produire.

Le cadre stratégique définit les objectifs du gouvernement pour ce qui est des finances, des services et de la productivité de Postes Canada. Nous tentons toujours d'obtenir les détails de l'examen en cours, et nous pensons qu'il y a vraiment matière à inquiétude.

Surtout parce que cette année, le gouvernement a approuvé un plan d'entreprise d'une seule année plutôt qu'un plan de cinq ans.

Il n'est donc pas étonnant que nous soyons ici, aujourd'hui.

Les délégués à notre congrès national, qui a eu lieu en avril dernier ici même, à Québec, ont demandé au Conseil exécutif national du Syndicat de mener une campagne publique pour protéger le service postal public.

Et c'est aujourd'hui même, à Québec, que nous lançons cette campagne.

Maintenant, parlons de la campagne de riposte destinée à sauver les emplois et le service postal à Québec.

Cette campagne se compose de nombreux éléments.

Tout d'abord, nous allons mobiliser le soutien de tous les membres de Québec.

Nous allons aussi mobiliser le soutien des travailleurs et travailleuses des postes des autres parties de la région du Québec, et de partout ailleurs au Québec et au Canada.

Nous allons mobiliser le soutien de la population de Québec.

Du mouvement syndical.

Et de tous nos alliés des organismes communautaires.

Nous allons obtenir le soutien des leaders communautaires de Québec.

Nous allons obtenir le soutien des leaders politiques du Québec et du Canada.

Nous allons expliquer à tous ces groupes qu'il s'agit d'une mauvaise décision pour tout le monde. D'abord pour les travailleurs et travailleuses des postes. Ensuite pour le public et les entreprises qui utilisent les services de Postes Canada. Et enfin pour le service postal lui-même.

Nous allons expliquer que la décision de déplacer à Montréal le traitement du courrier de Québec est une décision irréfléchie et inutile.

Combien de fois les travailleurs et travailleuses des postes ont-ils vu Postes Canada prendre de mauvaises décisions, puis revenir sur ses décisions, une fois le mal fait?

Nous avons vu Postes Canada confier la livraison des colis à des sous-traitants, et ainsi supprimer des emplois, puis, après coup, reprendre en main la livraison des colis.

Dans les années 80, nous avons vu Postes Canada fermer des comptoirs postaux, pour se rendre compte, dans les années 90 que les bureaux de poste étaient son meilleur atout.

Nous avons vu Postes Canada supprimer des emplois de traitement du courrier dans des petites localités afin de regrouper les opérations, pour finalement revenir à ce qui se faisait auparavant.

Nous avons vu Postes Canada passer du chargement libre à l'utilisation de monoteneurs pour transporter les colis et ainsi supprimer des emplois. Et dix ans plus tard, Postes Canada a décidé de revenir au chargement libre.

Cette fois-ci, nous sommes résolus à empêcher Postes Canada de commettre une telle erreur.

Partout au Canada et au Québec, dans chaque section locale et à toutes les réunions que les travailleurs et travailleuses des postes ont avec la direction, le message doit être le même : « Ne touchez pas à Québec » et « Gardez les emplois à Québec ». Le temps est venu de donner priorité aux intérêts des travailleurs et travailleuses des postes.

Nous allons nous servir de tous nos droits prévus dans la convention collective.

Et lorsqu'il est question de changements technologiques, nous disposons de beaucoup de droits.

Nous disposons de ces droits parce qu'en 1975, nous avons fait la grève pour les obtenir. Puis, pour les conserver, nous avons fait la grève en 1978, en 1981, en 1987, en 1991 et en 1997.

Dans toutes les rondes de négociations, y compris celle de 2003, la direction de Postes Canada a tenté d'affaiblir les protections prévues dans la convention collective en matière de changements technologiques.

Au cours des dernier jours, nous avons appris une chose : la nouvelle direction de Postes Canada ne semble pas comprendre notre convention collective!

Cette nouvelle direction ne comprend pas les droits des travailleurs et travailleuses des postes et du Syndicat. Et elle ne comprend pas non plus qu'elle est obligée de traiter avec le Syndicat lorsqu'il est question de changements technologiques.

Nous allons faire valoir nos droits prévus dans la convention collective.

Nous allons mobiliser les membres et nos alliés.

Je veux toutefois insister sur le fait qu'il s'agit, d'abord et avant tout, d'une campagne de riposte politique et qu'elle va se gagner dans l'arène politique.

Il ne s'agit pas uniquement d'une décision de Postes Canada. C'est une décision du gouvernement, car le gouvernement veut réduire la taille de Postes Canada et pour une raison que j'ignore, Paul Martin a choisi Québec comme première cible.

Des élections fédérales vont bientôt avoir lieu. Et ce sera aussi au tour des élections municipales.

Nous tenons là notre chance de faire du service postal public un enjeu à débattre lors de ces élections.

Je veux également dire quelques mots sur ce à quoi nous pouvons nous attendre de la part de la direction de Postes Canada au cours des prochaines semaines.

La direction est déjà en train de dire aux travailleurs et travailleuses des postes un peu partout au pays que les travailleurs et travailleuses de Québec sont heureux de la fermeture de leur établissement postal. Un gestionnaire a même dit recevoir des lettres de la part de membres du STTP qui le remercient de cette décision.

Moya Greene va sûrement nous dire que nous n'avons pas à nous en faire parce que personne ne va perdre son emploi. Madame Greene ne parle jamais des travailleurs et travailleuses temporaires. Elle ne sait peut-être même pas qu'ils existent.

Elle ne parle jamais des travailleurs et travailleuses à temps partiel qui veulent obtenir un poste à plein temps ni du fait que leurs rêves seront anéantis si Postes Canada obtient l'autorisation de fermer l'établissement de Québec.

Et bien entendu, elle ne mentionne jamais la suppression des emplois liés aux services techniques.

Moya Greene semble croire que tous les travailleurs et travailleuses internes de Québec vont être heureux de revêtir l'uniforme de facteur et d'aller livrer le courrier.

Est-ce là ce que nos membres les plus anciens devraient obtenir pour leurs nombreuses années de service? Est-ce là ce que nous méritons pour avoir fait de Postes Canada le service postal le plus efficace au monde?

Et qu'en est-il de notre droit à être consultés et à négocier les changements technologiques?

Plutôt que d'obtenir des informations, tout ce que nous obtenons ce sont des démentis et des réponses évasives. Personne ne nous dira quand cette décision a été prise. Personne non plus ne nous dira le montant que Postes Canada prévoit économiser grâce à la suppression des emplois à Québec.

Et personne à Postes Canada ne prendra même la responsabilité de cette décision.

Il y a quelques semaines, Moya Greene a rencontré des représentants du STTP à Toronto. Quand on lui a demandé si c'était vrai que Postes Canada avait l'intention de fermer l'établissement postal de Québec, quelle a été, selon vous, sa réponse?

Eh bien, elle a déclaré ne pas être au courant. Est-il possible de croire que la présidente de Postes Canada ignore les projets de supprimer 300 emplois à Québec, de fermer l'établissement de traitement du courrier de Québec, et d'envoyer le courrier à Montréal puis de le transporter de nouveau à Québec?

Est-ce que tout cela est possible? Ou est-ce qu'on nous ment?

Et que dire des avis officiels que Postes Canada a envoyés au Syndicat?

Le 14 juillet dernier, Postes Canada nous a envoyé un premier avis relatif aux changements technologiques. Mais cet avis n'indique rien au sujet de la fermeture de l'établissement de Québec. Postes Canada ne fait qu'indiquer son intention d'étudier le réseau de traitement du courrier.

Deux semaines plus tard, après la fin des travaux du Parlement pour l'été, nous avons reçu un avis présentant en détail un plan de deux ans qui consiste à déplacer à Montréal les opérations qui se font actuellement à Québec.

Croyez-vous que quelqu'un a élaboré tout ce plan entre le 14 juillet et le 3 août? Ou est-ce qu'on nous ment?

Pouvons-nous croire tout ce que dit la Société canadienne des postes?

Au cours des prochains jours et des prochaines semaines, vous-mêmes et les autres travailleurs et travailleuses de Québec, allez entendre toutes sortes de choses de la part de la direction de Postes Canada.

Postes Canada refuse de répondre à nos questions, au palier national, et refuse de nous consulter de bonne foi, mais malgré tout ça, la direction de Québec va vous dire toutes sortes de choses. Postes Canada répand des rumeurs. La direction va dire telle chose à telle personne, puis va dire autre chose à telle autre personne. Postes Canada va essayer de vous diviser.

La direction va agir ainsi parce qu'elle veut créer des divisions parmi les membres et entre les membres et le Syndicat.

De plus, la direction va agir ainsi parce qu'elle sait que lorsque les travailleurs et travailleuses des postes sont unis, nous sommes alors très, très forts.

Consœurs, confrères, je peux vous affirmer qu'au cours des prochains jours et des prochaines semaines, vous allez voir que les travailleurs et travailleuses des postes de toutes les villes seront unis pour vous soutenir dans votre lutte pour conserver vos emplois et garder les services postaux ici même, à Québec.

Demain, vos dirigeants locaux et régionaux ainsi que moi-même allons donner une conférence de presse pour dénoncer les projets de Postes Canada.

Et nous ne serons pas seuls à cette conférence de presse.

Henri Massé, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, y sera, lui aussi, et il va exprimer le soutien actif de tout le mouvement syndical du Québec dans ce dossier.

Déjà, nous comptons sur le soutien de nombreux alliés de taille. En effet, le Bloc québécois nous soutient. De nombreux leaders de la scène politique locale nous soutiennent aussi. Et ce n'est qu'un début.

Il nous faut un soutien encore plus grand et nous allons l'obtenir.

Nous allons discuter avec toutes les personnes que nous pouvons joindre afin de mobiliser leur soutien à notre lutte.

Au fil des ans, les travailleurs et travailleuses des postes ont manifesté leur solidarité avec bien d'autres groupes de travailleurs et travailleuses. Nous avons soutenu d'autres syndicats, les enseignants et enseignantes, des organismes communautaires, des groupes de femmes, des groupes pacifistes, et bien d'autres encore.

À présent, nous allons voir nos alliés pour leur demander leur soutien.

Mais par dessus tout, nous avons besoin de vous, consœurs et confrères. Nous avons besoin de votre participation à cette lutte. Il faut que vous informiez vos amis et vos proches de la situation.

Nous avons besoin de votre présence à chaque réunion et à chaque rassemblement et manifestation que nous allons organiser. Il faut que vous en parliez à vos consœurs et confrères de travail pour qu'ils y participent, eux aussi.

Pour mener ce combat, nous avons besoin de tout le monde.

Parce qu'ensemble, consœurs et confrères, nous allons réussir. Nous allons garder ces emplois à Québec parce que c'est ce qui doit être fait.

C'est ce qu'il faut faire pour les travailleurs et travailleuses des postes et pour la population de Québec.

Ensemble, nous pouvons gagner, et nous allons gagner!

Je vous remercie de votre attention!


Deborah Bourque
Présidente nationale
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes


 

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Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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