Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 27 septembre 2007  -  09:42

Ne touchez pas au bureau de postes d’Oshawa!

Campagne Votre service postal public livre la marchandise / Blogue

Postes Canada fait face à une vive opposition relativement à son projet de fermeture du bureau de poste d’Oshawa. En effet, une centaine de personnes, y compris des représentantes et représentants locaux, régionaux et nationaux du STTP, ont participé à un rassemblement pour la sauvegarde du bureau de poste, dont la fermeture est prévue pour le 5 octobre prochain.

Colin Carrie, député fédéral conservateur d’Oshawa, était aussi présent à l’invitation de la section locale du Syndicat. Il a déclaré aux représentantes et représentants du STTP qu’il remettrait leurs pétitions au ministre responsable de Postes Canada. En outre, M. Carrie a déclaré qu’il demanderait à Postes Canada de mettre un frein à cette fermeture et qu’il enjoindrait au ministre d’étendre le moratoire afin d’y inclure Oshawa puisqu’il s’agit du dernier bureau de poste public de la ville.

Donna Hardy, présidente de la section locale d’Oshawa, a déclaré que les membres continueraient de faire pression sur le gouvernement et sur Postes Canada.

« Nous recevons beaucoup de soutien. Personne ne veut voir le bureau de poste disparaître », a soutenu la consœur Hardy.

Le conseil municipal d’Oshawa presse Postes Canada de revoir son projet de fermeture. Bob Malcolmson, président-directeur général de la chambre de commerce de la grande région d’Oshawa, agit dans le même sens.

Deborah Bourque, présidente nationale du STTP, a affirmé que la section locale d’Oshawa méritait des félicitations pour avoir enfourché ce cheval de bataille. « La section locale a travaillé avec les membres, la collectivité et les gens d’affaires. Elle a fait ce qu’il fallait pour empêcher Postes Canada de transférer notre travail à des comptoirs postaux franchisés. »

La consœur Bourque a fait remarquer que le moratoire du gouvernement sur la fermeture de bureaux de poste protège environ 3 800 bureaux de poste publics situés en milieu rural et dans les petites villes où il n’y a qu’un seul bureau de postes, mais qu’il ne protège aucunement les quelque 200 bureaux de poste situés en milieu urbain.

« Quelle erreur! Il s’agit d’une pratique discriminatoire et il faut que ça change », a soutenu la consœur Bourque. « Je crois que la population urbaine a droit autant que la population des autres régions de pouvoir compter sur un service postal public », a-t-elle ajouté.

En 1994, date à laquelle le moratoire a été adopté, le STTP avait négocié, en vue de sa prochaine convention collective, des dispositions pour conserver le même nombre de comptoirs postaux en milieu urbain. Ces dispositions prévoient qu’au 31 janvier 2011, le nombre de points de vente au détail ne sera pas inférieur à 493. Lorsqu’il a été négocié pour la première fois, en 1995, ce nombre était de 481.

« Nous disposons de mesures de protection enviables, mais elles ne font pas ce que peut faire le moratoire, soit protéger le dernier bureau de poste public en ville », a déclaré la consœur Bourque. « À l’annonce du moratoire, les zones urbaines comptaient en général plus d’un bureau de poste. Mais ici, à Oshawa, il s’agit du seul et unique bureau de poste public et il mérite d’être protégé par le moratoire. J’ajouterais même qu’étant donné le grand nombre de clients que desservent les villes, il serait raisonnable de protéger les bureaux de poste situés en milieu urbain. Une chose est sûre : Postes Canada ne devrait pas diminuer le nombre de comptoirs postaux. »

 

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