Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 24 mai 2007  -  15:00

L’analyse d’Andrew Coyne au sujet de Postes Canada ne tient pas debout

Campagne Votre service postal public livre la marchandise / Lettre

National Post
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Objet : L’analyse d’Andrew Coyne au sujet de Postes Canada ne tient pas debout

Madame, Monsieur,

La chronique d’Andrew Coyne intitulée « Ignorance is Canada Post’s bliss » (L’ignorance est un gage de bonheur à Postes Canada), publiée le 23 mai 2007, n’est rien d’autre qu’une analyse « passe-partout » soutenue par un raisonnement flou.

Si les Pays-Bas ont considérablement libéralisé leur service postal, soutient Andrew Coyne, alors sûrement que Postes Canada doit le faire aussi. M. Coyne semble toutefois ignorer que le territoire du Canada est 240 fois plus grand que celui des Pays-Bas et que la topographie de ce dernier est l’une des plus plates au monde.

Se pourrait-il que la Loi sur la Société canadienne des postes, adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes, ait donné à la population un service postal qui convient à un pays immense comportant une faible densité de population? Non, répond M. Coyne. Le monopole postal a été aboli en Suède, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande, et selon lui il devrait également être aboli au Canada.

Avant de nous lancer tête baissée sur la voie de la déréglementation, il serait approprié de noter que la Suède possède un service postal concurrentiel depuis les années 1990. Des entreprises privées assurent la livraison du courrier, surtout dans les milieux urbains, permettant ainsi aux grandes entreprises établies en ville de bénéficier de tarifs postaux réduits. Toutefois, cette déréglementation a entraîné une augmentation considérable des tarifs postaux pour les petites entreprises et les particuliers, et ce, aussi bien en milieu urbain que dans les régions rurales.

En fait, ces services postaux déréglementés dont Andrew Coyne est si friand ont tous une chose en commun : leurs tarifs sont plus élevés que ceux de Postes Canada, bien que ces autres pays soient beaucoup plus petits et que la densité de leur population soit beaucoup plus élevée par rapport au Canada. La seule exception est la Nouvelle-Zélande, où des restrictions réglementaires ont été adoptées pour prévenir une augmentation des tarifs postaux. Mais il est plus facile pour le service postal néo-zélandais de maintenir des tarifs peu élevés, puisqu’il est aussi propriétaire de la plus grande banque du pays.

Postes Canada n’est pas propriétaire d’une banque, mais heureusement cela ne l’a pas empêché d’offrir à ses clients des tarifs postaux de base qui se classent au deuxième rang des tarifs les plus bas des pays du G8, de réaliser des profits pendants 12 années consécutives et de verser 80 millions $ en dividendes au gouvernement, et ce, uniquement l’an dernier.

En effet, l’ignorance est un gage de bonheur.

 

Sincères salutations,

Deborah Bourque
Présidente nationale
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
613-236-7238

 

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Documents connexes

Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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