Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
english

Affiché : Le 8 mars 2007  -  15:30

Lettre à la rédaction du National Post sur l'article de Sean Silcoff intitulé « Privatization a good thing? Absolute-ly » (La privatisation est-elle une bonne chose? Tout à fait!)

Campagne Votre service postal public livre la marchandise / Lettre

À l’attention du rédacteur ou de la rédactrice en chef
National Post
300 - 1450 Don Mills Road
Don Mills, Ontario
M3B 3R5

 

Madame, Monsieur,

Dans son article intitulé Privatization a good thing? Absolut-ly (La privatisation est-elle une bonne chose? Tout à fait!), Sean Silcoff affirme que « [Traduction] Les sociétés d’État ont des revenus inférieurs à ceux des entreprises privées parce qu’elles prennent souvent des décisions fondées sur des motifs politiques plutôt que sur des motifs commerciaux ». Foutaise. Des sociétés d’État comme Postes Canada exercent des activités à la fois publiques et commerciales, mais elles se distinguent des entreprises privées parce qu’elles ont pour but de servir les intérêts de la population et non pas de simplement maximiser leurs profits trimestriels. Les décisions qu’elles prennent sont motivées par l’intérêt public plutôt que par des raisons d’affaires. Voilà qui est bien. En passant, les revenus de Postes Canada ne posent aucun problème. La société d’État a enregistré des profits durant 11 années consécutives, ce qui n’est pas rien, peu importe le point de vue.

L’exemple de la privatisation du CN, que Sean Sicloff présente comme un succès, est trompeur pour quiconque se préoccupe des besoins de la population. En effet, la privatisation du CN s’est révélée une catastrophe, littéralement. Son exemple demeure néanmoins pertinent puisque la privatisation du CN est l’œuvre de Moya Greene. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) est préoccupé, tout comme l’étaient, en 2004, les employés de BC Rail au sujet des normes de sécurité imposées par l’agent chargé de la privatisation de cette société d’État. En tant qu’entité commerciale, au sens strict du terme, le CN a réduit le nombre de préposés à l’entretien des voies ferrées, d’inspecteurs des infrastructures, de patrouilleurs des voies ferrées, et a augmenté la longueur des trains, tout cela afin de maximiser ses profits. Puis, la Colombie-Britannique a été témoin d’une série de déraillements de trains chargés de produits toxiques. Le STTP estime que les plans de privatisation de Postes Canada mèneront eux aussi tout droit à la catastrophe, peu importe qui sera aux commandes.

Salutations distinguées,

Deborah Bourque
Présidente nationale du STTP

 

Imprimer  

Documents connexes

Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

Cliquez ici pour télécharger
le texte intégral en format PDF