Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 15 février 2007  -  16:00

Bataille pour la privatisation ou la déréglementation de Postes Canada - L’étau se resserre et les prochaines élections seront cruciales

Campagne Votre service postal public livre la marchandise / Bulletin

2005-2008/221

Depuis l’élection des conservateurs, les concurrents de Postes Canada travaillent des heures supplémentaires pour nuire à notre service postal public. Au cours de la dernière année, les entreprises de repostage ont mené une campagne qui vise à réduire le privilège exclusif de Postes Canada. C’est maintenant au tour de l’institut C.D. Howe, un centre de recherches conservateur, de réclamer la privatisation et la déréglementation complètes du service postal.

 

Entreprises de repostage

Les entreprises de repostage ramassent le courrier au Canada et l’expédient dans d’autres pays, en général des pays en développement, où il est traité puis posté à un tarif inférieur à celui en vigueur au Canada.

Les entreprises de repostage ramassent et expédient le courrier, mais Postes Canada dispose du « privilège exclusif de ramasser, de transmettre et de livrer la poste-lettres au Canada », et ce, dans le but de financer son obligation de fournir un service universel. Postes Canada a intenté des poursuites contre des entreprises de repostage et a obtenu gain de cause. Certaines entreprises ont eu six mois pour se retirer du marché. C’est à ce moment que l’International Mail Association, une coalition d’entreprises privées de repostage du Canada et de l’étranger, a commencé à exercer des pressions auprès des députés fédéraux. Et elle a exercé ces pressions justement lors de la dernière campagne électorale, dont elle s’est servie pour exiger un examen parlementaire des dispositions de la Loi sur la Société canadienne des postes visant le privilège exclusif.

En décembre dernier, Lawrence Cannon, ministre fédéral responsable de Postes Canada, a déclaré en Chambre qu’il se pencherait sur les problèmes auxquels font face les entreprises de repostage et qu’il examinerait les « options législatives ». Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a soulevé des préoccupations à ce sujet auprès du ministre Cannon. Jusqu’à maintenant, les libéraux et le Bloc Québécois n’ont toujours pas adopté de position officielle dans ce dossier.

Le STTP croit que le gouvernement risque de mettre en péril la capacité de Postes Canada de fournir un service postal universel, en particulier dans les régions rurales et éloignées du Canada, s’il décide de retirer le courrier international du privilège exclusif dont jouit Postes Canada sur la livraison de la poste-lettres, et ce, dans le but d’apaiser les craintes des entreprises de repostage. 

Le Syndicat est aussi profondément inquiet du fait que seul le NPD a soulevé des préoccupations à ce sujet. Au cours des prochaines semaines, nous ferons une présentation devant un comité parlementaire afin de lui faire part de nos préoccupations.

 

Institut C.D. Howe

Le 12 février dernier, à un moment qui semble avoir été minutieusement choisi pour coïncider avec nos négociations, l’institut C.D. Howe a publié un rapport qui recommande la privatisation et la déréglementation graduelle de Postes Canada. Le rapport laisse croire que la privatisation et la déréglementation ont bien fonctionné dans d’autres pays.

En vérité, il y a très peu de pays où le service postal a été privatisé, et il n’existe que deux pays possédant une expérience prolongée de la déréglementation : la Suède et la Nouvelle-Zélande.

La Suède a aboli son monopole sur la poste-lettres en 1993. Depuis cette déréglementation, le tarif postal des grands expéditeurs de courrier d’affaire a diminué considérablement, tandis que celui exigé des petites entreprises et de la population a monté en flèche. De 1993 à 2003, le tarif exigé pour le service populaire de livraison le lendemain d’une lettre de 20 grammes a grimpé de 90 %, une hausse qui dépasse de beaucoup le taux national d’inflation cumulatif de 14 %. (Remarque : un tiers de cette hausse est attribuable à l’imposition d’une taxe sur la valeur ajoutée visant les services postaux.) Le tarif postal d’autres produits a subi une hausse encore plus importante.

Le service postal de la Nouvelle-Zélande a été déréglementé en 1998. Les travailleuses et travailleurs des postes de ce pays ont encaissé une baisse draconienne de leurs niveaux de rémunération.

 

Postes Canada n’est pas en état de crise

Les concurrents de Postes Canada issus du secteur privé et les forces conservatrices exercent des pressions sur les députés de tous les partis dans le but d’obtenir une plus grande part du marché postal au moyen de la réduction ou de l’élimination du privilège exclusif de la Société. Il nous revient à nous tous de défendre le service postal public et les emplois qui s’y rattachent avant la tenue des prochaines élections.

Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements sur la lutte que mène le syndicat contre la privatisation et la déréglementation en communiquant avec votre section locale ou en consultant le site Web du STTP :

http://www.servicepostalpublic.ca/

 

Solidarité,

Deborah Bourque
Présidente nationale 2002-2008

 

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Documents connexes

Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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