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Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 22 novembre 2005  -  10:07

Postes Canada déforme la vérité

Campagne contre la fermeture du centre de tri de Québec / Bulletin

2005-2008/047

Le STTP et ses membres ont déployé beaucoup d'efforts pour que Postes Canada revoie ses plans de fermeture du centre de tri de Québec. Nous avons envoyé des lettres, demandé des renseignements, organisé des manifestations, mobilisé le soutien de la collectivité et de personnalités politiques et envoyé à la Chambre des communes une pétition de 130 000 noms.

Postes Canada refuse d'écouter les travailleurs et travailleuses des postes au sujet des répercussions de cette fermeture sur nos membres, leur famille et la collectivité. Postes Canada refuse d'admettre qu'elle ne respecte pas ses obligations prévues dans la convention collective. Postes Canada refuse également d'écouter le public, c'est-à-dire ceux et celle à qui le service postal appartient. Puisque la direction a refusé de les écouter, et ce, malgré le recours aux voies normales de communication, un groupe de membres du STTP ont fait part de leurs préoccupations directement auprès d'un directeur de Postes Canada.

En réponse à cette initiative, Postes Canada a publié un numéro de son bulletin Intercom intitulé « Des tactiques irrespectueuses par des activistes du STTP ». Ce numéro précis d'Intercom figure dans les livres d'information, et les représentants de l'employeur s'en servent pour faire circuler, sur les lieux de travail, des propos mensongers au sujet du Syndicat.

Le contenu de ce numéro d'Intercom est vague et hautement accusateur.

Ce que dit Postes Canada : Dans ce numéro d'Intercom, Postes Canada affirme qu'un « groupe d'activistes a entrepris récemment une campagne de nature très irrespectueuse envers la direction, y compris des menaces inexcusables hors du milieu de travail ».

Ce qui s'est vraiment passé : Le 7 novembre 2005, environ une trentaine de membres de la section locale de Québec ont tenu une manifestation pacifique devant la résidence d'un directeur de Postes Canada, en se tenant en dehors des limites de son terrain privé.

Ce que dit Postes Canada : Dans ce numéro d'Intercom, Postes Canada insinue que, entre autres moyens mis de l'avant par un groupe de militants et militantes, il y a eu un envoi par courrier de cartes postales obscènes ».

Ce que le Syndicat sait : Personne du STTP n'a vu ces cartes postales et nous ne savons pas si elles ont été postées par nos membres. Si la direction de Postes Canada avait été préoccupée par cet incident, elle aurait dû communiquer avec le Syndicat. Nous l'avons appris dans le bulletin Intercom. Alors qu'en est-il des demandes formulées par Postes Canada selon lesquelles les deux parties devraient s'efforcer de résoudre leurs différends par la discussion?


Ce que dit Postes Canada : Dans ce numéro d'Intercom, Postes Canada affirme qu'une manifestation s'est tenue devant la résidence d'un représentant de la direction de Postes Canada et que des pierres ont été lancées sur sa maison.

Ce qui s'est vraiment passé : Aucune pierre n'a été lancée.

Quand les manifestants sont arrivés devant la résidence du directeur de Postes Canada, ce dernier a d'abord levé sa coupe de vin pour les saluer depuis la fenêtre du salon. Lorsqu'il s'est rendu compte que les manifestants distribuaient des feuillets à ses voisins, il est sorti et a demandé à parler à l'un des manifestants.

Peu de temps après, quatre voitures de police sont arrivées. Les policiers ont invité le directeur à rentrer et à tirer les rideaux. La manifestation a alors pris fin.

Le lendemain, Postes Canada a pris la décision unilatérale d'annuler la réunion de consultation nationale prévue ce jour-là pour discuter de la fermeture proposée du centre de tri de Québec et des répercussions pour Québec et Montréal. Postes Canada a alors déclaré ne pas avoir la « sérénité nécessaire » pour tenir une réunion de consultation constructive avec le Syndicat.

Cependant, Postes Canada a eu toute la « sérénité nécessaire » pour consulter ses avocats et présenter une demande d'injonction devant la Cour supérieure du Québec, qui l'a entendue le 10 novembre dernier.

Dans sa déclaration faite sous serment, le directeur de Postes Canada a nommé une dirigeante syndicale qui, selon lui, était du nombre des manifestants. La dirigeante syndicale en question se trouvait, en fait, à Ottawa, à 450 kilomètres de Québec, où elle assistait à une réunion du Conseil exécutif national du Syndicat.

Le juge saisi de la demande d'injonction de Postes Canada n'a pas émis d'injonction puisque le Syndicat s'était déjà engagé à ne pas faire de piquetage ni à organiser de manifestation devant la résidence personnelle des gestionnaires de Postes Canada partout au Québec, et ce, jusqu'au 9 décembre prochain.

Le grief national portant sur la fermeture proposée du centre de tri de Québec est actuellement entendu par l'arbitre Guy Dulude. Nous avons confiance que la décision qu'il rendra fera ressortir le mépris que l'employeur affiche pour la vérité et notre convention collective.

Solidarité,

Deborah Bourque
Présidente nationale 2002-2008

 

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Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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