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Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 29 janvier 2009  -  15:00

PPP = Privatisation, privatisation, privatisation

Postes Canada / Bulletin

2008-2011/120

Le Parti conservateur et Postes Canada les appellent peut-être « partenariats publics-privés », mais pour les travailleuses et travailleurs, les PPP sont plutôt synonymes de privatisation.

Les PPP ne sont qu’une autre façon de sous-traiter les services publics, qui relèvent habituellement du gouvernement et des sociétés d’État (comme Postes Canada). Ce n’est pas le cas avec les PPP, car ils permettent au secteur privé de participer au financement, à la conception, à la construction, à l’exploitation et à la propriété des infrastructures, des services et des établissements publics.

 

Les conservateurs, les PPP et la crise économique

Le gouvernement conservateur a récemment comblé les postes de la haute direction de l’agence PPP Canada Inc., une société d’État qui a pour mandat d’accélérer la privatisation des services publics.

Les collectivités qui subissent les contrecoups de la crise économique mondiale et qui ont un besoin urgent de fonds pour leurs infrastructures publiques ne doivent pas s’attendre à être mieux servies par les PPP. En effet, les PPP opèrent en secret, ne sont pas tenus de rendre des compte à la population, font l’objet de différends juridiques et accusent d’importants retards. Des études bien documentées démontrent également que les PPP :

  • coûtent plus cher;
  • entraînent une baisse de la qualité des  services publics;
  • affaiblissent les normes du travail;
  • causent du tort aux collectivités locales;
  • donnent lieu à des négociations et à des      contrats extrêmement complexes;
  • sont visés par les accords commerciaux internationaux.

 

Les PPP coûtent plus cher

Le financement public coûte moins cher que le financement privé. Parce qu’ils possèdent une meilleure cote de solvabilité, les gouvernements et les sociétés d’État peuvent emprunter de l’argent à un taux d’intérêt moins élevé que celui offert aux entreprises privées.

De plus, le secteur privé s’attend toujours à réaliser un profit. Le profit escompté est compris dans le calcul des paiements de location versés par les gouvernements. Ces paiements de location versés au secteur privé coûtent davantage aux gouvernements que le remboursement de la dette publique. Ainsi, les PPP ne permettent pas de diminuer la dette publique à long terme. Ils ne font que la dissimuler dans les livres comptables d’entreprises privées où elle prend la forme d’accords de location à long terme.

 

Postes Canada et les PPP

Postes Canada a récemment nommé Jodie Parmar pour étudier les partenariats publics‑privés. Le 25 novembre dernier, M. Parmar a fait une présentation lors de la 16e conférence nationale annuelle sur les PPP, à Toronto. Il a alors mentionné que Postes Canada comptait construire de nouveaux établissements et que si leur construction devait se faire à l’aide de partenariats publics-privés, il s’agirait alors de PPP à part entière. Autrement dit, il faudra que ces PPP tiennent compte des objectifs des investisseurs privés en ce qui concerne la conception, la construction, le financement, l’entretien (équipement et installations) et l’exploitation des installations postales publiques.

Nos membres (et les collectivités que nous desservons) ne partagent pas cette vision de l’avenir du service postal public. Au cours des prochains mois, nous devrons dénoncer la véritable nature des PPP, qui ne sont rien d’autre que des initiatives de privatisation. Il nous faudra aussi convaincre Postes Canada et le gouvernement fédéral d’abandonner cette absurdité économique que sont les projets de PPP.

Solidarité,

Gayle Bossenberry
1re vice-présidente nationale

 

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Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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