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Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
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Affiché : Le 17 juillet 2008  -  15:00

De nombreuses raisons de s’opposer à la déréglementation du service postal

Examen stratégique de Postes Canada / Bulletin

2008-2011/037

Le gouvernement fédéral a entrepris un examen du service postal public, appelé « Examen stratégique de la Société canadienne des postes ». Le gouvernement a confié un mandat très large au comité consultatif responsable de l’Examen. La privatisation de Postes Canada a été exclue de ce mandat, mais pas la déré-glementation. Il y a de nombreuses bonnes raisons de s’opposer à la déréglementation. 

Voici le premier de cinq bulletins présentant cinq de ces raisons.

 

Première raison – La déréglementation mettrait en péril le service postal universel

Notre système postal public assure un service universel et abordable. C’est tout un exploit dans un pays comme le nôtre. Le Canada occupe le deuxième rang mondial quant à sa superficie, mais se classe parmi les derniers pour la densité de sa population.

Grâce au privilège exclusif (ou monopole) dont il dispose sur la poste-lettres, le service postal parvient à réaliser des revenus suffisants qui lui permettent d’assurer un service postal universel.

En 1981, date à laquelle Postes Canada s’est vu confier un privilège exclusif sur la livraison de la poste-lettres, les législateurs avaient compris que les forces du marché à elles seules ne pouvaient pas garantir un niveau de service suffisant à prix abordable à l’ensemble de la population canadienne, surtout dans les régions rurales ou éloignées. À l’époque, on estimait que le coût de la livraison du courrier en région rurale et isolée représentait « de six à dix fois » le tarif d’une lettre de première classe.

Si le gouvernement décide de déréglementer le service postal en diminuant ou en éliminant le privilège exclusif, il devra considérablement réduire le service ou trouver une autre manière de financer le service universel. Bien entendu, compte tenu de la situation actuelle, il est très peu probable que le gouvernement décide de subventionner le service postal.

De nombreux observateurs du secteur des postes croient que la déréglementation plongera les services postaux publics dans une « spirale descendante », puisque les entreprises du secteur privé se concentreront sur les régions et les services les plus rentables et laisseront au service postal public le soin de desservir les secteurs non rentables. Disposant de profits moins importants, Postes Canada aura alors de plus en plus de difficulté à assurer un service postal public, surtout dans les régions rurales et éloignées.

 

Que pouvez-vous faire pour assurer la survie du service universel?

Dites « non » à la déréglementation et « oui » au maintien et à l’amélioration du service postal public universel. Pour commencer, signez la carte postale Hé! Harper, touche pas au service postal public. Vous pouvez en obtenir un exemplaire auprès de votre section locale.

Solidarité,

Denis Lemelin
Président national

 

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Documents connexes

Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

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