Votre service postal public livre la marchandise
Campagne contre les fermetures, la privatisation
et la déréglementation à Postes Canada
english

Affiché : Le 14 décembre 2007  -  09:00

Lettre à la rédaction du Ottawa Citizen au sujet de son éditorial du 13 décembre 2007

Campagne Votre service postal public livre la marchandise / Lettre

PAR COURRIEL ET PAR LA POSTE

 

The Ottawa Citizen
1101, rue Baxter
C.P. 5020
Ottawa (Ontario)   K2C 3M4

Objet : Lettre à la rédaction

L’éditorial paru dans l’édition du 13 décembre dernier du Citizen (où il est écrit : [traduction] il n’est pas nécessaire que Postes Canada détienne un monopole sur le courrier, et la livraison de celui-ci n’a pas besoin d’être un service public, peu importe ce que raconte son syndicat ) néglige de mentionner que les entreprises de repostage de courrier international enfreignent la loi. Le gouvernement fédéral a proposé le projet de loi C-14 dans le but de modifier la loi en retirant la poste-lettres internationale du privilège exclusif dont bénéficie Postes Canada sur la collecte, la transmission et la livraison des lettres.
 
Si la loi accorde à Postes Canada le privilège exclusif du traitement du courrier, y compris de la poste-lettres internationale, c’est pour une bonne raison. Ce privilège exclusif permet à Postes Canada de financer son obligation de fournir un service à l’ensemble des Canadiens et Canadiennes, peu importe leur lieu de résidence. La Cour d’appel de l’Ontario a récemment rendu une décision reconnaissant l’importance du privilège exclusif pour assurer un service dans les régions rurales et éloignées. La décision note aussi que les entreprises de repostage, comme Spring, « [traduction] ne sont pas tenues d’assumer les coûts associés à la prestation de services dans les régions les plus éloignées du Canada ».
 
Les uns après les autres, les tribunaux ont statué que les entreprises de repostage du courrier international transgressent la loi. Nous avons le choix de respecter les lois ou d’en faire fi. Ou nous pouvons encore examiner la loi afin de déterminer, à la suite d’un examen public approfondi, si elle devrait être modifiée. Chose certaine, on ne devrait jamais forcer le parlement à adopter un projet de loi à la hâte sans la tenue d’une consultation publique ou d’une étude sérieuse.
 
Le fait d’attirer l’attention sur des questions importantes est loin de constituer une « campagne de peur » et il est un peu exagéré de nous mettre dans le même panier que les « gros syndicats ». Cependant, certaines des entreprises de repostage du courrier international ne sont certes pas de petites entreprises, contrairement à ce qu’elles laissent entendre. Spring, par exemple, est au bout du compte la propriété des administrations postales du Royaume Uni, des Pays-Bas et de Singapore. Voilà ce qu’on peut vraiment qualifier de « gros ».

Sincères salutations,

Deborah Bourque
Présidente nationale

 

Imprimer  

Documents connexes

Rejet de la déréglementation postale dans le cadre de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes (Septembre 2009)

Cliquez ici pour télécharger
le texte intégral en format PDF